La neuroefficacité

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Par Rachel Ouellet


« La vraie force de l’intelligence est de comprendre que nous n’avons pas encore compris, et de faire tout le nécessaire pour comprendre quand même. » Albert Jacquard


Le premier signe qui peut officialiser qu’une personne est intelligence, est certainement son niveau de curiosité. La curiosité est une forme d’énergie qui nous pousse à vouloir comprendre. Qui nous amène « à faire tout le nécessaire pour comprendre quand même ».

Le deuxième indice de bonnes capacités cognitives bien utilisées est la créativité. Celle-ci s’observe beaucoup dans l’art, mais elle est partout. Être créatif est nécessaire dans la recherche, pour penser à de nouvelles idées à étudier. Elle se voit dans les relations sociales pour amener les gens à collaborer. Elle est nécessaire dans les entreprises pour inventer de nouveaux produits ou pour penser à des innovations. La créativité est partout. Plus nous la retrouvons en fait, plus nous sommes entourés de cerveaux qui utilisent leur intelligence.

Le troisième signe est de savoir bien utiliser cette intelligence. Car si nous l’utilisons pour contrôler les autres, pour s’approprier la richesse sans considération, ou pour passer sa vie à se torturer l’esprit à mal réfléchir, elle devient un inconvénient assuré. En fait, le vrai signe d’une belle intelligence, est surtout ce qu’on en fait. Car avoir un bon quotient intellectuel, ne veut pas nécessairement dire que nous utilisons notre existence au meilleur de nous-même, en utilisant positivement ce que notre intelligence a de mieux à offrir.


Mais qu’est-ce que l’intelligence?

L’intelligence est un mot bien connu et utilisé à bien des sauces. Malgré cela, encore aujourd’hui, nous n’arrivons pas à la définir de façon à avoir un consensus officiel de ce qu’elle est vraiment. Le concept est vague et il est difficile de la quantifier et de l’étudier. Car c’est plutôt ce qu’elle nous permet de faire que nous observons. L’intelligence prend des formes très variées. Les fameux tests de QI ne sont que des épreuves cognitives qui démarquent les personnes pour qui ce genre d’exercice mental est relativement facile. Mais qu’est-ce qui sépare quelqu’un de vraiment intelligent d’une autre personne que l’on jugerait moins brillante? Sa capacité à résoudre un problème mathématique? Son niveau de vocabulaire? Ses connaissances générales? Pourquoi pas son niveau d’empathie qui est déterminé par son intelligence émotionnelle et sociale? Ou devrait-on regarder ses capacités à innover, à créer, à inventer ou à construire? L’intelligence est beaucoup plus complexe qu’elle ne le semble à première vue.

Plus de 300 gènes influent sur l’intelligence. Pour le moment, les scientifiques en ont identifié qu’environ 1%. L’intelligence est globale, c’est-à-dire qu’il faut que l’ensemble des régions du cerveau fonctionnent efficacement ensemble et d’un niveau comparable de performance d’une région à l’autre. Donc être un prodige de musique par exemple, mais avoir des limites de communication, indique une force intellectuelle certaine, mais elle n’est pas généralisée à l’ensemble du cerveau.


Pour la définir un peu

L’intelligence est ce qui nous permet de comprendre, d’apprendre et de s’adapter à des situations nouvelles. Elle est notre faculté d’adaptation, soit de pouvoir faire des apprentissages pour s’adapter à son environnement ou de modifier l’environnement pour l’adapter à ses propres besoins. Elle englobe aussi la capacité du cerveau à traiter l’information, à l’organiser et à l’utiliser pour atteindre ses objectifs. Cette partie de définition englobe autant l’intelligence humaine que celle des animaux. Concernant l’humain, il est évidemment que nos capacités cérébrales sont différentes et plus complexes que les autres espèces vivantes.

Pour préciser davantage pour l’homme, nous devons ajouter que l’intelligence humaine est caractérisée par plusieurs aptitudes cognitives avancées. Comme celles qui nous permettent de déduire, de former des concepts abstraits, d’imaginer, d’utiliser la logique et la raison. Elle nous amène à comprendre les idées avancées, à planifier et à prendre des décisions. L’intelligence nous permet de conserver des informations que nous accumulons de façon magistrale pendant toute notre vie. Et unique en notre genre, l’humain utilise la langage gestuel, parlé et écrit pour communiquer.

Être vraiment intelligent c’est d’être capable de résoudre un problème ou faire une tâche avec un minimum d’effort. Lorsque le cerveau trouve un exercice facile, il dépense beaucoup moins d’énergie. Et au contraire, lorsque l’exercice est difficile, il en dépense beaucoup plus. Ce phénomène s’observe avec l’IRM. Donc un cerveau qui nécessite toujours une plus grande quantité d’énergie dans les régions sollicitées, est moins intelligent qu’un autre qui réussit très bien la tâche, sans trop se dépenser.  Être intelligent en fait, c’est d’avoir un cerveau qui travaille moins fort pour faire les mêmes choses. Cela lui permet de conserver son énergie, et de la répartir dans l’ensemble de ses régions neurologiques, et ainsi faire encore plus de tâches cognitives. Cette facilité à réfléchir sans faire trop d’efforts est appelée la neuroefficacité.


Le cerveau est comme un chef d’orchestre, avec différentes sections qui sont les instruments de musique, et qui interagissent entre elles. Le cerveau est un chef d’orchestre, les régions cérébrales sont les instruments et l’intelligence est la symphonie.


*https://docteo2.wordpress.com/2017/10/08/comment-fonctionne-le-cerveaules-neuronnes-et-la-neuro-efficacite/